jeudi 22 août 2019

Êtes-vous épuisé spirituellement ?

Ne l'as-tu pas reconnu ? Ne l'as-tu pas entendu ? C'est le Dieu d'éternité, l'Éternel, qui a créé les extrémités de la terre ; Il ne se fatigue ni ne se lasse ; son intelligence est insondable. Ésaie 40 : 28

L'épuisement vient quand nos forces vitales sont à bout. L'épuisement spirituel n'est jamais la conséquence du  péché, mais du travail que nous faisons pour Dieu. Pour échapper à l'épuisement, il faut savoir ou puiser la force. Jésus dit à Pierre : " Pais mes brebis ", mais il ne lui donne rien pour les nourrir. Si Dieu vous demande d'être le pain rompu et le vin répandu, cela veut dire que vous avez à être, vous-même, la nourriture des autres, jusqu'à ce qu'ils apprennent à la trouver en Dieu. Il vous faut bien compter qu'ils vous épuiseront jusqu'au fond. Appliquez-vous à vous ravitailler à mesure, ou vous succomberez bientôt. Avant que les autres âmes apprennent à recevoir la vie de Christ directement, il faut qu'elles la reçoivent à travers vous. Vous serez littéralement sucé jusqu'à ce qu'elles apprennent à recevoir de Dieu-même leur nourriture. Nous devons à Dieu de nous donner pour ses agneaux et ses brebis, autant que pour lui-même. Est-ce que, par la manière dont vous servez Dieu, vous avez été entraîné jusqu'à l'épuisement ? S'il en est ainsi, passez en revue tous les mobiles de vos actions. Qu'est-ce qui vous a poussé à travailler pour Dieu ? Est-ce votre inclination personnelle, ou êtes-vous fondé sur la Rédemption accomplie par Jésus-Christ ? Rappelez-vous sans cesse quelles doivent être les sources de vos sentiments, et souvenez-vous de la seule source de la puissance. Vous n'avez pas le droit de dire : " Oh ! Dieu, je me sens tellement épuisé ! " Il vous sauve et vous sanctifie pour pouvoir vous épuiser. Laissez-vous épuiser pour Dieu, mais souvenez-vous que toutes vos forces viennent de lui. " Toutes mes sources sont en toi ". 

(Oswald Chambers)

samedi 3 août 2019

Sauvés du naufrage

Qui vous séparera de l'amour de Christ ? 
Romains 8 : 35

Dieu ne nous évite pas les épreuves mais affirme : " Je serai avec toi dans l'épreuve ". Si terribles que puissent être les peines qui vous assaillent en ce moment, aucune ne pourra vous priver de la communion avec Dieu. Nous sommes plus que vainqueurs dans toutes ces choses. Paul ne parle pas ici de maux imaginaires, mais de réalités terriblement actuelles. Il proclame que nous sommes plus que vainqueurs au milieu des épreuves, non par notre ingéniosité, ni par notre courage, ni par quoi que soit d'autre que notre communion avec Dieu en Jésus-Christ. Pour le meilleur ou pour le pire, nous en sommes là, exactement dans la condition permise par Dieu. Plaignons le chrétien dont la vie est sans épines et qui n'a pas l'occasion d'éprouver la grâce de Dieu. " Qui nous séparera ? Sera-ce la tribulation ? " La tribulation n'est jamais une chose glorieuse ; mais laissez-la être ce qu'elle est - épuisante, exaspérante, fatigante - elle ne peut nous séparer de l'amour de Dieu. ne laissez jamais les soucis ou les tribulations vous faire douter de cet amour. " Sera-ce l'angoisse... ? " Est-ce que l'amour de Dieu peut tenir quand tout nous dit que cet amour est un mensonge, et qu'il n'y a pas de justice ? " Sera-ce l'angoisse... ? " Pouvons-nous, non seulement croire à l'amour de Dieu, mais être plus que vainqueurs, même si nous mourons de faim ? Ou bien Jésus-Christ est un trompeur et Paul a été berné, ou bien il arrivera des choses extraordinaires à celui qui s'accroche à l'amour de Dieu, quand tout semble le démentir. Le raisonnement logique ne compte plus pour lui. Seul compte l'amour de Dieu, en Jésus-Christ, qui toujours et partout, sauve du naufrage.

(Oswald Chambers)

samedi 20 juillet 2019

Servir, sans rien demander pour soi

... Même si je dois, en vous aimant davantage, être moins aimé de vous... 2 Corinthiens 12 : 15

L'amour humain s'attend à être payé de retour, mais Paul dit : je ne me soucie pas que vous m'aimiez ou non ; je désire me donner complètement, non seulement par amour pour vous, mais parce que je vous ambitionne pour Dieu. " Car vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, étant riche, s'est fait pauvre pour vous ". Paul aussi voulait servir dans cet esprit. " Je ne crains pas d'aller trop loin dans le service ; j'irai avec joie jusqu'au bout ". Servir pour lui était une joie. La conception ecclésiastique de ce que doit être un serviteur de Dieu n'est pas du tout celle de Jésus-Christ. Son idée, est que nous soyons les serviteurs des autres. Jésus-Christ est plus socialiste que les socialistes. Le plus grand dans son Royaume, dit-il, est le serviteur de tous. On reconnaît qu'un homme est saint, non à ce qu'il prêche l'Évangile, mais à ce qu'il lave les pieds des disciples, laissant de côté l'estime des autres pour ne penser qu'à l'estime de Dieu. Paul trouvait sa joie à se dépenser pour servir les intérêts de Dieu auprès de ses semblables, et il ne calculait pas la dépense. Nous, nous considérons l'aspect financier : " Si Dieu veut m'envoyer là-bas, quel sera mon salaire ? Aura-t-on pour moi de la considération ? Le climat est-il bon ? Il faut étudier tous les aspects du problème ! " En un mot, nous faisons nos réserves. Paul n'en faisait aucune. Nous avons en lui l'image parfaite du disciple fidèle, selon la pensée de Jésus-Christ : pas seulement un messager de la Bonne Nouvelle, mais un homme qui devient entre les mains de Jésus-Christ pain rompu et vin répandu, au service des hommes.

(Oswald Chambers)

mardi 11 juin 2019

Si tu avais su !

Si toi aussi... au moins en ce jour, tu connaissais les choses qui appartiennent à ta paix ! Mais elles sont maintenant cachées à tes yeux. Luc 19 : 42

Jésus était entré en triomphe à Jérusalem. La cité en avait été bouleversée, mais elle cachait un dieu étranger : l'orgueil des pharisiens, religieux et honnête. Ce dieu était néanmoins comme un sépulcre blanchi. Qu'est-ce qui m'aveugle, moi aussi, en ce jour ? Ai-je un " dieu étranger " - non un monstre affreux, mais une tendance qui me gouverne ? Plus d'une fois Dieu a voulu renverser cette idole, et j'ai eu conscience que je devais me soumettre à lui, mais je ne l'ai pas fait. J'ai été bouleversé - et pourtant je m'aperçois que l'idole est toujours là, et ce qui pourrait m'assurer la paix est caché à mes yeux. C'est une chose terrible que d'avoir la possibilité de recevoir l'Esprit de Dieu sans mesure, et d'aggraver notre culpabilité devant Dieu en entravant son action. " Si tu avais su ! " Les larmes de Jésus font pénétrer le reproche de Dieu jusqu'au fond du coeur ! Ces simples mots nous révèlent notre responsabilité, car nous n'avons pas su reconnaître le salut qu'il offrait. " Maintenant, ces choses sont cachées à tes yeux " - car tu n'as pas voulu te soumettre. Quelle tristesse infinie de penser à " ce qui aurait pu être !" Dieu n'ouvre jamais les portes que nous avons fermées. Il en ouvre d'autres, mais il nous rappelle qu'il y a en nous des portes fermées par notre faute, des pensées qui n'auraient jamais dû être souillées. N'ayons pas peur de ce rappel du passé. Dieu se sert de nos souvenirs pour nous avertir, nous corriger, nous redresser. Dieu veut changer " ce qui aurait pu être " en un germe fécond pour l'avenir. 

(Oswald Chambers " My Utmost for His highest")

jeudi 9 mai 2019

Un missionnaire doit veiller

Veillez avec moi. Matthieu 26 : 40

" Veillez avec moi ", dit Jésus. Non pas avec une préoccupation personnelle, mais entièrement avec moi. Au début de notre vie avec lui, nous ne veillons pas avec Jésus, nous l'attendons. Nous ne savons pas veiller avec lui dans l'étude de la Bible, dans chacune des circonstances de nos vies. Quand notre Sauveur veut nous amener à nous unir à lui-même dans une angoisse semblable à celle de Gethsémané, nous reculons. Nous disons : " Non, Seigneur, je ne comprends pas ce que tu veux de moi, c'est trop difficile ". Comment pourrions-nous veiller en communion avec quelqu'un que nous ne comprenons pas ? Comment comprendrions-nous suffisamment Jésus pour veiller avec lui à Gethsémané, alors que nous ne savons même pas pourquoi il souffre ? Nous ne savons pas comment veiller avec lui ; nous voulons seulement que lui veille avec nous. Les disciples aimaient Jésus autant que le permettait leur capacité naturelle, mais son but leur échappait. Dans le jardin de Gethsémané, ils s'endormirent à cause de leur propre tristesse ; et après trois ans d'intimité avec Jésus, tous l'abandonnèrent et s'enfuirent. " Ils furent tous remplis du Saint-Esprit " - ce "ils" désigne les mêmes hommes, mais trois choses merveilleuses s'étaient produites : la mort du Seigneur, sa résurrection et son ascension. Ensuite, les disciples avaient été remplis du Saint-Esprit ; grâce à cette expérience ils ont appris à veiller avec le Seigneur tout le reste de leur vie.

(Oswald Chambers)

mercredi 27 mars 2019

Avez-vous perdu courage ?

Il te manque encore une chose ; vends tout ce que tu as... puis viens et suis-moi. Luc 18 : 22

" Lorsque le jeune homme riche entendit ces paroles ... " Avez-vous jamais entendu le Maître prononcer une parole dure ? Si vous répondez non, je me demande si vous l'avez jamais entendu dire quoi que ce soit. Jésus-Christ nous dit beaucoup de choses que nous entendons, sans les écouter vraiment ; quand nous y prêtons attention, ses paroles sont étonnamment dures. Jésus ne semble pas avoir, le moins du monde, pressé cet homme de faire ce qu'il lui avait dit ; il n'a pas essayé de le garder près de lui. Il lui a simplement dit : " Vends tout ce que tu as, puis viens, et suis-moi ". Notre Seigneur ne supplie ni ne cajole, jamais il n'essaie de séduire : Il dit simplement les paroles les plus sévères que des oreilles humaines aient jamais entendues, puis s'en tient là. Ai-je jamais entendu Jésus dire une parole dure ? M'a-t-il  parlé, à moi personnellement, et l'ai-je écouté avec toute mon attention ? Non pas une parole que je puisse exposer à d'autres, mais quelque chose qui était bien pour moi. Cet homme comprit ce que Jésus disait, il l'entendit et en mesura la portée, et cela lui brisa le coeur. Il partit, non pas révolté, mais tout triste, entièrement découragé. Il était venu à Jésus plein d'ardeur, et la parole de Jésus le glaça ; sa piété enthousiaste céda au découragement. Et Jésus n'insista pas, il le laissa partir. Le Seigneur sait parfaitement que, une fois que sa parole a été entendue, elle portera du fruit, tôt ou tard. Il est dommage que plusieurs d'entre nous empêchent le fruit de mûrir. Mais si nous revenons à l'obéissance, Jésus ne nous fera aucun reproche.

(Oswald Chambers)

lundi 11 mars 2019

Les signes de la nouvelle naissance

Il faut que vous naissiez de nouveau. Jean 3 : 7

La réponse à la question : " Comment un homme peut-il naître, quand il est vieux ? ", est : " Quand il est assez vieux pour mourir ", c'est à dire, pour renoncer à ses prétendus droits, à ses vertus, à sa religion, à tout, pour recevoir en lui une vie qu'il ne connaissait pas auparavant. La vie nouvelle se manifeste par une repentance consciente, et une inconsciente sainteté. " À tous ceux qui l'ont reçu... " (Jean 1 : 12). Ma connaissance de Jésus est-elle née en moi d'une intuition spirituelle et personnelle, ou bien est-ce seulement ce que j'ai appris en écoutant les autres ? Ai-je quelque chose dans ma vie qui me rattache directement au Seigneur Jésus comme à mon Sauveur personnel ? C'est là l'assise de toute vie spirituelle. Être né de nouveau de nouveau, c'est voir Jésus. " Si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le Royaume de Dieu " (Jean 3 : 3). Est-ce que je recherche les signes du Royaume, ou est-ce que je perçois la volonté de Dieu ? Grâce à la nouvelle naissance une vision nouvelle me permet de discerner la volonté de Dieu. Son règne existe de tout temps, et tient à la nature même de Dieu ; mais maintenant que je participe à sa nature, je le discerne clairement. " Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché " (1 Jean 3 : 9). Est-ce que je m'efforce de ne plus pécher, ou est-ce que vraiment je ne pèche plus ? Être né de Dieu, c'est avoir reçu un pouvoir surnaturel de Dieu, pour ne plus pécher. La Bible ne demande pas : " Un chrétien peut-il encore pécher ? " Elle affirme catégoriquement : Un chrétien ne doit pas pécher. La nouvelle naissance a pour résultat que nous ne pratiquons pas le péché ; non seulement nous avons reçu le pouvoir de ne pas pécher, mais nous avons cessé de pécher. 1 Jean 3 : 9 ne signifie pas que nous ne pouvons plus pécher ; cela veut dire que si nous obéissons à la vie nouvelle que Dieu a mise en nous, le péché n'a plus de pouvoir sur nous.

(Oswald Chambers)

samedi 2 mars 2019

Le chrétien et la souffrance

Ainsi, que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leurs âmes au fidèle créateur, en faisant ce qui est bien. 1 Pierre 4 : 19
 
Rechercher la souffrance est répréhensible, mais choisir la volonté de Dieu, même si elle implique la souffrance, est tout autre chose. Aucun chrétien normal ne recherche la souffrance pour elle-même ; comme Jésus, il recherche la volonté de Dieu, doit-il en souffrir. Un chrétien ne doit jamais s'immiscer dans la vie d'un autre chrétien, pour interrompre la discipline de la souffrance. Un chrétien qui fortifiera les autres chrétiens, et les affermira, réjouit le Seigneur. Ceux qui nous font du bien ne sont pas ceux qui s'apitoient sur nous ; ceux-là, au contraire, gênent notre marche, car en nous plaignant ils affaiblissent notre énergie. Un chrétien ne peut comprendre un autre chrétien que s'il se tient tout près du Sauveur. Si nous laissons un frère nous témoigner de la sympathie, aussitôt nous pensons : " Dieu me traite durement ". C'est pourquoi Jésus a dit que la pitié de soi vient du diable (Matthieu 16 : 23). Ne calomnions pas Dieu ; il est facile de le faire car Dieu ne se défend pas, ne se venge jamais. Ne vous imaginez pas que Jésus éprouvait le besoin qu'on s'apitoie sur lui pendant sa vie terrestre. Il refusait la sympathie des hommes, car il savait trop bien, dans sa détresse, que personne sur la terre ne pouvait comprendre son oeuvre. Il ne cherchait de sympathie qu'auprès de son Père et des anges du ciel (Luc 15 : 10). Remarquez que Dieu semble parfois " gaspiller " ses  serviteurs. Au point de vue humain, il les place à des endroits ou ils semblent inutiles. Nous disons : " Dieu me veut ici parce que je suis tellement utile ! " Mais Dieu place ses serviteurs là ou ils pourront le glorifier ; et nous n'avons pas à en juger nous-mêmes : il sait ce qu'il fait.
 
(Oswald Chambers)

dimanche 27 janvier 2019

La prière que Dieu écoute

Père, je te rends grâce de ce que tu m'as exaucé ! Jean 11 : 41
 
Quand le Fils de Dieu prie, sa pensée ne fait qu'un avec celle de son Père. Dieu entend toujours les prières de son Fils, et, si son Fils est vivant en moi, le Père exaucera aussi les miennes. Je dois veiller à ce que le Fils de Dieu puisse se manifester dans mon corps mortel. " Votre corps est le temple du Saint-Esprit ", la " Bethléem " où naît le Fils de Dieu. Le Seigneur peut-il vraiment faire en moi ce qu'il désire ? L'absolue simplicité de la vie du Fils de Dieu peut-elle se manifester comme pendant sa vie terrestre ? Quand je suis confronté aux difficultés de la vie, puis-je m'appuyer sur la prière du Fils éternel parlant à son Père ? " En ce jour-là, vous demanderez en mon nom... ", dit Jésus. De quel jour s'agit-il ? Du jour où le Saint-Esprit est venu en moi et m'a fait réellement un avec mon Seigneur. Le Seigneur Jésus-Christ peut-il être parfaitement satisfait de votre vie, ou paradez-vous votre spiritualité ? Que dans votre vie spirituelle, ce qu'on appelle " le bon sens " ne mette jamais le Fils de Dieu à l'écart. Le bon sens est un don de Dieu qui fait partie de la nature humaine, mais ce n'est pas le don de son Fils. Jésus nous donne une intuition surnaturelle. Ne faites pas une idole de votre bon sens. Il ne vous permettra jamais de comprendre le Père. Vos facultés naturelles sont incapables de connaître et d'adorer Dieu, tant qu'elles n'ont pas été transfigurées par la présence du Fils de Dieu. Notre corps mortel doit être tenu à tout instant dans une parfaite soumission à Jésus, afin qu'il puisse agir à travers nous. Sommes-nous soumis à Jésus-Christ pour que " sa vie se manifeste dans notre chair mortelle ? "
 
(Oswald Chambers)

samedi 19 janvier 2019

La contrainte souveraine de Dieu

" Voici, nous montons à Jérusalem ". Luc 18:31
 
Ce dernier voyage à Jérusalem marque, dans la vie de Jésus, le sommet de son obéissance à la volonté du Père. " ... Je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé ". C'était la pensée dominante du Seigneur, pendant toute sa vie. Ni les joies, ni les revers, ne le détournaient de ce but. " Jésus prit la résolution de se rendre à Jérusalem ". La chose essentielle que nous devons sans cesse nous rappeler, c'est que nous aussi nous montons  " à Jérusalem ", pour accomplir la volonté de Dieu, et non la nôtre. Il est naturel que l'homme ait des ambitions personnelles ; mais le chrétien ne poursuit aucun but personnel. On parle beaucoup, de nos jours, de prendre une décision pour Christ, de se décider à être chrétien, de décisions pour ceci ou cela ; mais dans le Nouveau Testament, c'est la volonté souveraine de Dieu qui est mise au premier plan. " Ce n'est  pas vous qui m'avez choisi ; mais moi, je vous ai choisis... (Jean 15:16) ". Nous ne sommes pas appelés à comprendre et à approuver le plan de Dieu, mais à nous y soumettre même sans comprendre. Nous n'avons aucune idée du dessein de Dieu, et plus nous avançons, moins nous y voyons clair. Il nous semble que Dieu vise à côté de la cible, parce que notre vue est trop courte pour voir ce qu'il a en vue. Au début de notre vie chrétienne, nous avons nos idées à nous sur le but que Dieu propose : " Je suis fait pour aller ici, ou pour aller là-bas ; Dieu m'a appelé à telle oeuvre précise ", et nous nous mettons en route ; nous travaillons et pendant ce temps l'appel souverain de Dieu continue à se faire entendre. Le travail que nous faisons ne sert à rien ; il n'a pas plus de valeur qu'un château de cartes. Il nous faut accepter tout à nouveau la volonté de Dieu. " Il prit avec lui les Douze ". Il nous prend sans cesse, nous aussi, avec lui, pour nous conduire plus loin.

(Oswald Chambers) 

dimanche 13 janvier 2019

Suis-je un de ces " Heureux " ?

" Heureux les pauvres en esprit... ; heureux les affligés... ; heureux les débonnaires... "
Matthieu 5 : 3 à 10
 
La première fois que nous lisons les enseignements de Jésus, nous trouvons cela merveilleusement simple et évident, et nous ne nous sentons pas vraiment concernés. Par exemple, les Béatitudes nous paraissent être de beaux principes, faits pour des gens vivant loin du monde, inadaptés à la vie moderne, hors du monde rude et affairé dans lequel nous vivons. Cependant, nous découvrons bientôt que les Béatitudes contiennent la dynamite du Saint-Esprit. Elles explosent au contact direct des circonstances de notre vie. Lorsque le Saint-Esprit nous rappelle une Béatitude, nous sommes mis en demeure de prendre une décision : soit d'accepter, soit de refuser le bouleversement spirituel que produira l'obéissance à ces paroles. C'est ainsi qu'agit le Saint-Esprit. Nous n'avons pas besoin d'être né de nouveau pour mettre en pratique les  Béatitudes dans leur sens littéral, c'est un jeu d'enfant. Par contre, leur interprétation par le Saint-Esprit, qui les applique aux circonstances de notre vie, est le rude labeur du chrétien fidèle. L'enseignement de Jésus n'a rien de commun avec notre façon humaine de comprendre la vie ; c'est pourquoi, de prime abord, il nous étonne et nous déconcerte. Nous devons progressivement adapter notre conduite et nos paroles à ces préceptes, que le Saint-Esprit applique à notre cas particulier. Le Sermon sur la Montagne n'est pas un recueil de lois et de règlements ; c'est une description de ce que le Saint-Esprit va faire en nous.

(Oswald Chambers)

dimanche 23 décembre 2018

La porte du royaume

Heureux les pauvres en esprit. Matthieu 5 : 3
 
Prenons garde de ne pas voir avant tout en Jésus celui qui est venu pour nous enseigner. Si Jésus-Christ n'est que cela, l'idéal qu'il me propose, et qu'il m'est impossible de réaliser, sera pour moi comme le supplice de Tantale. À quoi cela sert-il de dresser devant moi un idéal inaccessible ? Je serais plus heureux si je ne l'avais jamais entrevu. À quoi bon me dire qu'il faut que je sois ce que je ne pourrai jamais être : un homme au coeur pur faisant plus que son devoir, parfaitement consacré à Dieu ? Si je ne connais pas d'abord Jésus-Christ comme mon Sauveur, son enseignement n'est pour moi autre chose qu'un idéal qui me désespère. Mais lorsque je suis né de nouveau par l'Esprit de Dieu, je comprends que Jésus n'est pas venu seulement pour enseigner. Il est venu pour réaliser en moi l'idéal qu'il enseigne.
La rédemption implique que Jésus-Christ peut créer dans toute âme d'homme les mêmes sentiments et les mêmes dispositions qui réglaient sa propre vie, et c'est à des disciples ainsi disposés que s'adressent les préceptes donnés par Dieu. L'enseignement du Sermon sur la Montagne produit le désespoir chez l'homme naturel, et c'est justement là le but que Jésus cherche à atteindre. Aussi longtemps que dans notre orgueil nous nous croyons capables de réaliser un tel idéal, Dieu nous laissera buter contre un obstacle sur lequel nous nous briserons. Alors nous comprendrons qu'il nous faut aller à Lui comme des pauvres, pour recevoir ses dons : « Heureux les pauvres en esprit ». La première condition d'entrée dans le Royaume de Jésus-Christ est de reconnaître notre pauvreté, et notre incapacité absolue. Alors Jésus peut dire : « Béni sois-tu ! » Hélas ! nous sommes lents à reconnaître que nous sommes pauvres ! Seule la connaissance de notre misère rend possible en nous l'action de Jésus-Christ.

(Oswald Chambers)

dimanche 16 décembre 2018

Le Maître de notre foi

Vous m'appelez Seigneur et Maître, et vous dites bien, car je le suis. Jean 13 : 13
 
Notre Seigneur n'impose jamais son autorité ; jamais il ne dit : " Tu dois ". Il nous laisse parfaitement libres. Libres de lui cracher au visage, comme certains hommes l'ont fait ; libres de le mettre à mort. Il ne nous dira rien. Mais lorsque, grâce à la Rédemption sa vie est créée en moi, je reconnais aussitôt qu'il a sur moi une autorité absolue. C'est la domination morale de Celui dont il est dit : " Tu es digne ... " Mais mon indignité refuse de se courber devant Celui qui est digne. Chaque fois que je rencontre un homme qui m'est supérieur, et que je refuse de reconnaître sa supériorité, je révèle mon indignité. Dieu fait notre éducation par des gens qui nous dépassent, non en intelligence mais en "sainteté", jusqu'à ce que nous nous soumettons au Seigneur lui-même. Si notre Seigneur nous imposait l'obéissance, il serait un tyran, et n'aurait plus la véritable autorité. Il ne réclame jamais notre obéissance, mais lorsqu'il se révèle à nous, nous lui obéissons aussitôt. Il devient sans peine notre Seigneur, et nous vivons dans l'adoration du matin au soir. La manière dont je conçois l'obéissance met en évidence ma croissance spirituelle. L'obéissance est un mot auquel nous devons redonner sa vraie valeur. L'obéissance n'est possible qu'entre des égaux : c'est le rapport d'un fils à son Père, et non d'un domestique à son patron. " Moi et le Père, nous sommes un ". " Bien qu'il fut Fils, il a appris l'obéissance par les choses qu'il a souffertes ". Le Fils a obéi en tant que Rédempteur parce qu'il était le Fils, et non pas pour le devenir. 

(Oswald Chambers)

samedi 8 décembre 2018

Un point d'honneur

Je me dois aux Grecs et aux barbares ... 
Romains 1 : 14
 
Paul étai accablé par le sentiment qu'il était le débiteur de Jésus-Christ ; et ce sentiment dominait et dirigeait toute sa conduite. La pensée que Jésus était son créancier divin inspirait toute sa vie. Suis-je animé par le sentiment que j'ai une dette à l'égard de Christ, concernant toute âme qui n'est pas encore sauvée ? Mon honneur de chrétien, c'est d'acquitter ma dette envers le Christ en sauvant d'autres âmes. Tout ce qui, en moi, a la moindre valeur, c'est à la Rédemption opérée par Jésus-Christ que je le dois. Est-ce que je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour que sa Rédemption puisse se manifester dans d'autres vies ? Je ne peux le faire que si le Saint-Esprit suscite en moi le sentiment d'être le débiteur de Christ. Je ne suis pas appelé à être un grand personnage parmi les hommes, mais un esclave su Seigneur Jésus. " Vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ". Paul s'était livré lui-même à Jésus-Christ. Il disait : " Je me dois à toute créature dans le monde entier, à cause de l'Évangile de Jésus ; je ne suis libre que pour être totalement esclave de Jésus-Christ ". Il doit en être de même pour quiconque porte le nom de chrétien. Cessez de prier pour vous-même et dépensez-vous au service des autres. Soyez esclaves de Jésus. C'est ainsi que l'on peut être fait pour les autres pain rompu et vin répandu.

(Oswald Chambers)

dimanche 25 novembre 2018

Il faut payer

En vérité, je te le dis, tu ne sortiras pas de là que tu n'aies payé qu'au dernier centime... Matthieu 5 : 26
 
Dans le ciel, il ne peut y avoir un petit coin d'enfer. Dieu a résolu de vous rendre purs, saints, justes. Il ne vous laissera pas échapper, même un instant, au contrôle du Saint-Esprit. Il vous avait appelés à comparaître devant son tribunal, mais vous n'êtes pas venus. Alors le procès suit son cours, et maintenant vous êtes en prison et vous n'en sortirez pas avant d'avoir payé le dernier centime. " Est-ce bien là le Dieu de grâce et d'amour ? ", dites-vous. Oui, en vous traitant de la sorte, Dieu manifeste son amour. Son but est de vous rendre purs, innocents, sans aucune tache. Mais, pour cela, il veut vous amener à reconnaître votre tendance naturelle à vouloir disposer de vous-mêmes. Dès l'instant ou vous acceptez que Dieu change cette disposition naturelle, ses forces de régénération sont mises en oeuvre. Dès que vous comprenez le but que Dieu se propose, qui est de vous amener à des relations normales avec lui et avec vos semblables, il mettra toutes Ses ressources à votre disposition pour vous aider à marcher dans le droit chemin. Prenez aujourd'hui la résolution : " Oui, Seigneur, je suis décidé à écrire cette lettre ce soir-même ; oui, Seigneur, je vais maintenant me réconcilier avec celui que j'ai blessé ". Le message de Jésus-Christ dans le Sermon sur la Montagne s'adresse à la volonté et à la conscience, et non à l'intelligence. Si vous vous mettez à le discuter vous affaiblissez l'appel que le Christ vous adresse. " Pourquoi ma vie spirituelle ne s'épanouit-elle pas ", dites-vous ? Mais avez-vous payé vos dettes selon Dieu ? Faites tout de suite ce que vous serez obligé de faire un jour. Les ordres de Dieu sont impératifs.

(Oswald Chambers)

dimanche 4 novembre 2018

Accepter le fait du péché

C'est ici votre heure, et la puissance des ténèbres. Luc 22 : 53
 
C'est parce que nous ne voulons pas accepter la réalité du péché que tant de malheurs nous arrivent. On peut bien parler de la noblesse de la nature humaine ! Mais il y a dans cette nature un élément qui tournera en dérision votre point de vue idéaliste. Si vous vous refusez à reconnaître qu'il y a dans l'être humain quelque chose de vicié, d’égoïste, un instinct de révolte et de méchanceté, vous serez amené à pactiser avec le péché, à renoncer à le combattre. Tenez-vous compte de cette " puissance des ténèbres ", ou bien faites-vous, de vous-même, un portrait ou manque le péché ? Dans vos relations humaines, dans vos amitiés, admettez-vous la réalité du péché ? Sinon, le péché vous surprendra à l'improviste et vous chercherez un compromis avec lui. Mais si vous admettez que le péché est une réalité, vous verrez le danger dès qu'il surviendra. Reconnaître l'existence du péché ne détruit pas les fondements de l'amitié ; mais vous amène à reconnaître avec vos amis, d'un commun accord, que la vie qui ne tiendrait pas compte de la réalité du péché. Jésus-Christ n'avait aucune confiance dans la nature humaine ; cependant il n'a jamais été cynique, ni désabusé, parce qu'il avait toute confiance dans l'oeuvre qu'il pouvait faire dans le coeur de l'homme. Ce n'est pas l'innocence qui peut donner la sécurité, mais la pureté que Dieu donne. On ne peut pas se fier aux adultes " innocents ". Ce que Dieu attend d'eux, c'est qu'ils soient purs et vertueux. L'innocence appartient à l'enfant. Un adulte est coupable s'il prend son parti du péché.

(Oswald Chambers)

mercredi 31 octobre 2018

Origine Halloween

Voici un lien utile et intéressant au sujet de l'origine de l'Halloween. Enfants de Dieu, restons loin des fêtes paiennes. Bonne lecture !

www.bibliquest.net/Bibliquest/Bibliquest-Halloween.htm

dimanche 28 octobre 2018

Faites-le maintenant

Accorde-toi promptement avec ton adversaire. Matthieu 5 : 25
 
Jésus-Christ pose ce principe : fais ce que tu dois faire, et fais-le promptement - sinon le procès suivra son cours, et tu devras payer jusqu'au dernier centime dans la douleur, l'agonie et la détresse. Les lois de Dieu sont irrévocables ; il est impossible de leur échapper. L'enseignement de Jésus montre le seul chemin à suivre pour être approuvé de Dieu. Réclamer à mon adversaire ce qu'il me doit, c'est normal, j'en ai le droit. Mais Jésus insiste avant tout, que moi-même je paye à mon adversaire ce que je lui dois. Pour Jésus, il importe peu que je soi victime d'une injustice, ce qui compte, c'est que je ne lèse personne. Suis-je plus attaché à mes droits qu'à mon devoir ? Agissez promptement, jugez-vous vous-même sans tarder. Quand il s'agit du domaine moral ou spirituel, agissez immédiatement. Sinon le procès suivra inexorablement son cours. Dieu veut que son enfant soit pur et blanc comme la neige. Aussi longtemps qu'il constatera une désobéissance sur un point particulier de son enseignement, son Esprit agira sans ménagements. Quand nous nous obstinons à prouver que nous avons raison, c'est presque toujours que nous avons tort au moins sur un point. Il n'est pas étonnant alors que le Saint-Esprit insiste avec énergie pour que nous venions à la lumière ! " Accorde-toi promptement avec ton adversaire ". Est-ce que vous avec soudain découvert que vous gardiez rancune à quelqu'un ? Confessez-le sans tarder et hâtez-vous de vous mettre en règle avec Dieu. Réconciliez-vous avec votre prochain, sans tarder, tout de suite, maintenant.

(Oswald Chambers)

lundi 15 octobre 2018

Connaître la souffrance

Homme de douleur, habitué à la souffrance. 
Ésaie 53 : 3
 
Nous ne pouvons connaître la souffrance comme Jésus la connaissait ; nous la supportons, nous la traversons mais nous ne pouvons pas nous familiariser avec elle. À l'origine de la vie, nous ne pouvons accepter la réalité du péché. Nous adoptons sur la vie un point de vue rationaliste, et nous disons que l'homme, en contrôlant ses instincts, en faisant sa propre éducation, peut atteindre par une évolution graduelle à la vie de Dieu. Mais ensuite nous découvrons la présence d'un principe auquel nous n'avions pas d'abord prêté attention, le péché, et cette découverte bouleverse tous nos calculs. À cause du péché, la vie repose sur une base fausse qui défie la raison. Il faut que nous reconnaissions que le péché est une réalité, et non une simple déficience ; le péché est une opposition ouverte contre Dieu. Ou bien c'est Dieu qui doit mourir dans ma vie, ou bien c'est le péché. Le Nouveau Testament ne nous propose pas d'autre solution. Si le péché règne en moi, la vie de Dieu sera mise à mort ; si Dieu règne en moi, c'est le péché qui sera mis à mort. Il n'y a pas d'autre alternative. L'aboutissement suprême du péché, c'est la crucifixion de Jésus-Christ ; et ce qui est vrai et dans l'histoire, sera vrai aussi dans votre vie et dans la mienne. Dans notre conception du monde, nous devons admettre la pensée que le péché est un fait. Lui seul explique à la fois la venue du Fils de Dieu sur la terre, et l'existence de la souffrance et de la tristesse dans notre vie.

(Oswald Chambers)

jeudi 4 octobre 2018

Dévoués à Jésus

" M'aimes-tu ? Pais mes brebis " Jean 21 : 16
 
Jésus ne dit pas : " Convertis les gens à ta manière de penser, mais, prends soin de mes brebis, veille à ce que leur nourriture soit de me connaître, moi ". Nous considérons nos activités chrétiennes comme un ' service ', mais Jésus appelle ' service ' ce que nous sommes pour Lui, et non ce que nous faisons pour Lui. Être disciple, c'est s'abandonner à Jésus-Christ, et non adhérer à une croyance, à un credo. " Si quelqu'un vient à moi et ne hait pas... il ne peut être mon disciple ". Jésus ne raisonne pas et ne nous contraint pas, il constate : " Si tu veux être mon disciple, tu dois te livrer à moi ". L'homme touché par l'Esprit de Dieu s'écrie soudain : " Maintenant je vois qui est Jésus ", et cette découverte l'amène à se consacrer à Lui. De nos jours on a remplacé la foi personnelle par l'adhésion à un credo ; c'est pourquoi tant de chrétiens sont dévoués à une cause, et si peu sont dévoués à Jésus-Christ. Peu de personnes veulent se consacrer à Jésus ; elles préfèrent se dévouer à la cause dont il a été le pionnier. Jésus-Christ est une source de vive contrariété pour l'esprit moderne, cultivé, qui ne veut voir en lui qu'un camarade. La pensée première de Jésus était de satisfaire à la volonté de son Père, et non aux besoins des hommes ; leur salut a été la conséquence naturelle de son obéissance au Père. Si je me consacre à la cause de l'humanité, je serai bientôt épuisé, mon amour faiblira. Mais si j'aime Jésus passionnément, je pourrai servir l"humanité, même si les hommes me traitent comme un paillasson. Le secret de la vie chrétienne, c'est la consécration complète à Jésus-Christ. Son caractère essentiel est qu'elle ne se fait pas remarquer. C'est le grain de blé qui tombe en terre et meurt, pour lever ensuite et transformer le paysage tout entier (Jean 12 : 24). 
 
(Oswald Chambers)

dimanche 23 septembre 2018

Ne jugez point

Ne jugez point, et vous ne serez point jugés. Matthieu 7 : 1
 
Jésus nous interdit absolument de juger les autres. Or le chrétien ordinaire est extrêmement porté à critiquer son prochain. La critique fait partie des facultés de l'homme. Mais, dans le domaine spirituel, on ne peut rien faire de bon en critiquant. Notre critique nous affaiblit, et dépouille celui qui en est l'objet. Seul le Saint-Esprit est qualifié pour critiquer, car lui seul peut dénoncer le péché sans blesser ni froisser. Il vous est impossible de trouver la communion avec Dieu si vous avez l'habitude de critiquer. Cette tendance vous rend dur, agressif, cruel, et entretient en vous le sentiment flatteur que vous êtes supérieur. Jésus nous enseigne qu'un disciple doit cultiver l'habitude d'être indulgent. On n'y parvient pas sans peine, ni une fois pour toutes. Prenez garde à tout ce qui peut vous faire croire que vous êtes un esprit supérieur. Rien n'échappe au regard pénétrant de Jésus : si je vois la paille qui est dans votre oeil, c'est que j'ai une poutre dans le mien. Tous les défauts que je vois en vous, Dieu les dénonce en moi. Chaque fois que je juge, je me condamne moi-même (Romains 2 : 17 à 20) ; cessons donc de juger les autres. Il y a toujours chez celui que nous jugeons, un point qui nous échappe et qui est peut-être essentiel. Dieu commence toujours par nous secouer pour nous faire réaliser notre propre misère ; après cela il n'est plus possible de se croire supérieur. Depuis que j'ai découvert ma propre misère, en dehors de la grâce de Dieu, je ne désespère plus de personne.
 
(Oswald Chambers)

mardi 18 septembre 2018

Venez à moi ! (2)

Suivez-moi ! Marc 1 : 17
 
L'un des arguments que nous invoquons le plus volontiers pour ne pas aller à Jésus, est notre tempérament. Nous faisons de cela et de nos dispositions naturelles, des barrières qui nous empêchent d'aller à Jésus. La première chose dont nous nous apercevons lorsque nous allons à Lui, c'est qu'Il ne tient aucun compte de nos dispositions naturelles. Nous nous imaginons que nous pouvons consacrer à Dieu nos dons. Mais comment consacrer à Dieu ce qui ne nous appartient pas ? Il n'y a qu'une chose que vous puissiez lui consacrer, c'est votre droit sur vous-même (Romains 12:1). Si vous livrez à Dieu ce droit, il fera en vous une sainte expérience. Les expériences de Dieu réussissent toujours. Ce qui caractérise un saint, c'est le rayonnement moral qui découle de son abandon total à Jésus-Christ. Dans la vie d'un saint, il y a continuellement ce jaillissement extraordinaire et toujours nouveau de la source de vie, alimentée par l'Esprit de Dieu. L'enfant de Dieu réalise que que c'est Dieu qui règle lui-même les circonstances de sa vie, aussi il bannit les plaintes, et vit dans un abandon sans réserve à Jésus. Mais n'érigez pas votre expérience en règle universelle. Laissez Dieu agir comme il le veut avec les autres, comme il l'a fait avec vous. Si vous vous abandonnez à Jésus, et venez losrqu'il dit " viens ", il se servira de vous pour renouveler cet appel. Votre vie sera l'expression même de l'appel de Jésus. Es-tu venu à Jésus ? Sinon, veux-tu venir maintenant, sans attendre ?
 
(Oswald Chambers)

dimanche 9 septembre 2018

Prenez l'initiative

Faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu... 2 Pierre 1 : 5
 
" Faites tous vos efforts " indique bien que nous avons quelque chose à faire. Nous oublions souvent que nous ne pouvons pas faire ce que Dieu fait pour nous, et il ne fera pas à notre place ce que nous pouvons faire nous-mêmes. Nous ne pouvons nous sauver ni nous sanctifier nous-mêmes, c'est Dieu qui le fera. Mais Dieu ne nous fera pas prendre de bonnes habitudes, il ne nous donnera pas du caractère, il n'ira pas de l'avant à notre place. Nous avons à tirer les conséquences du salut qu'il nous a donné. " Faites tous vos efforts ", cela veut dire : " Prenez l'habitude de faire ces choses ". Au commencement ce sera difficile. Prendre l'initiative, c'est commencer, c'est se renseigner soi-même sur le chemin qu'on a à parcourir. Méfiez-vous de la tendance que vous avez à demander votre chemin, alors que vous le connaissez parfaitement. Quand Dieu vous parle, agissez par la foi immédiatement, résolument, et ne revenez jamais en arrière. Si vous hésitez, alors que Dieu vous dit de faire quelque chose, vous risquez de perdre la grâce de Dieu. Allez de l'avant, prenez l'initiative, faites le pas que vous devez faire maintenant, de telle sorte qu'il vous soit impossible de reculer. Brûlez les ponts derrière vous : Je veux écrire cette lettre, je veux payer cette dette : " Faites-le aussitôt ". Nous devons prendre l'habitude d'écouter Dieu en toute circonstance, et de comprendre ce qu'il veut nous dire. Si, lorsqu'une épreuve survient, nous nous tournons instinctivement vers Dieu, nous savons que l'habitude est prise. Prenons donc l'initiative dans la vie réelle, et non dans l'imaginaire.

(Oswald Chambers)

dimanche 19 août 2018

Le jugement et l'amour

Car c'est le moment ou le jugement va commencer par la maison de Dieu.
1 Pierre 4 : 17
 
Le serviteur de Dieu ne doit jamais oublier que le salut est une pensée de Dieu, et non de l'homme ; c'est donc un impénétrable mystère. Le salut est la plus grande pensée de Dieu, et non une expérience. L'expérience est seulement la porte d'entrée par ou le salut pénètre dans notre vie consciente. Ne prêchons jamais l'expérience, annonçons la grande pensée de Dieu qui la soutient. Quand nous prêchons, nous n'avons pas à proclamer comment l'homme peut être sauvé de l'enfer et rendu moral et pur, nous avons à prêcher une Bonne Nouvelle de Dieu. Dans l'enseignement de Jésus-Christ, la vérité du jugement est toujours mise en lumière ; il est le signe de l'amour de Dieu. Ne vous apitoyez jamais sur une âme qui rencontre des difficultés pour aller à Dieu ; ce n'est jamais la faute de Dieu. Ce n'est pas à nous de découvrir la cause de ces difficultés, mais seulement de présenter la vérité, de telle manière que le Saint-Esprit de Dieu puisse montrer ce qui ne va pas. Ce qui prouve, avant tout, qu'une prédication est bonne, c'est qu'elle évoque pour chacun le jugement. L'Esprit de Dieu fait rentrer chacun en lui-même. Si jamais Jésus nous donnait un ordre qu'il ne pourrait pas nous rendre capables d'accomplir, il serait un menteur. Et si nous faisons de notre propre incapacité un obstacle à l'obéissance, c'est comme si nous disions à Dieu qu'il y a certaines choses auxquelles il n'a pas pensé. Chaque élément de notre confiance en nous-mêmes doit être détruit par la puissance de Dieu. C'est dans la faiblesse et la dépendance totale que l'Esprit de Dieu trouvera toujours l'occasion de manifester sa puissance.

(Oswald Chambers)

samedi 11 août 2018

Le charme de l'incertitude

Ce que nous serons n'a pas encore été manifesté. 1 Jean 3 : 2
 
Nous sommes, par nature, enclins à être calculateurs, ce qui nous fait regarder l'incertitude comme une chose déplorable. Nous nous imaginons que nous devons toujours tendre vers un but, mais c'est méconnaître la nature de la vie spirituelle. La vie spirituelle est une certitude dans l'incertitude de tout ce qui peut arriver, en sorte que nous ne pouvons faire notre nid nulle part. Le bon sens raisonne ainsi : " Supposons que je sois dans telle situation... " Mais nous ne pouvons raisonner sur une situation que nous n'avons jamais connue. La certitude est l'idéal du sens commun ; le charme de l'incertitude, est un des caractères de la vie spirituelle. Être sûr de Dieu, c'est être absolument incertain du chemin que l'on va suivre : Vous ne savez pas ce que ce jour va vous apporter. Bien souvent on dit cela avec un soupir de tristesse ; ce devrait plutôt l'expression d'une ardente espérance. Nous ne savons pas ou nous mènera le pas que nous allons faire, mais nous sommes sûrs de Dieu. À partir du moment ou nous nous abandonnons à Lui, et ou nous accomplissons notre devoir, il nous comble de continuelles surprises. Lorsque nous nous faisons les défenseurs d'une croyance, quelque chose s'éteint ; nous ne plaçons plus notre confiance en Dieu mais en notre doctrine. Jésus dit : " Si vous ne devenez comme de petits enfants... " La vie spirituelle est la vie d'un petit enfant. Nous ne doutons pas de Dieu, mais nous ne savons pas ce qu'il va faire par la suite. Si nous n'avons confiance qu'en nos doctrines, nous devenons solennels et sévères, nos opinions sont irrévocables. Mais quand nos rapports avec Dieu sont normaux, la vie est pleine d'incertitude, d'espérance joyeuse et spontanée. " Croyez aussi en moi ", dit Jésus, mais il ne dit pas " Croyez certaines doctrines à mon sujet ". Laissez-le agir. Comment viendra-t-il ? C'est pour vous une glorieuse incertitude, mais il viendra ! Soyez-lui fidèle !

(Oswald Chambers)

dimanche 5 août 2018

Le tout pour le tout

Simon Pierre, dès qu'il eût entendu que c'était le Seigneur, mit son vêtement et sa ceinture... et se jeta dans l'eau. Jean 21 : 7
 
Avez-vous jamais connu une crise intérieure qui vous a amené à abandonner tout, délibérément, énergiquement, témérairement : C'est une crise de volonté. Vous pouvez bien des fois en arriver là, contraint par les circonstances extérieures, mais cela ne compte pas. La crise réelle et profonde qui se traduit par l'abandon complet est toute intérieure. On peut renoncer à des biens extérieurs, alors que ce renoncement prouve tout simplement notre esclavage intérieur. Avez-vous résolument abandonné votre volonté à Jésus-Christ ? Il s'agit là d'un acte de volonté - non d'une émotion passagère. L'émotion est seulement la dorure de l'expérience. Si vous vous attendez d'abord à une émotion, l'abandon ne se fera jamais. Ne demandez pas à Dieu ce qu'impliquera cet abandon pour l'avenir, mais acceptez-le pour le présent, pour toutes les circonstances de votre vie. Si vous avez entendu la voix de Jésus sur les flots agités, laissez le vent balayer vos convictions et vos préjugés, mais cramponnez-vous à Lui.

(Oswald Chambers)

samedi 21 juillet 2018

Être un véritable chrétien

Beaucoup de personnes dans ce monde se disent chrétiens, mais ne sont pas de enfants de Dieu. Ils disent croire en Jésus-Christ et se considèrent tout de même comme chrétiens, seulement parce qu'ils vont à l'église ou vivent dans une nation " chrétienne ". Mais aller à l'église, aider les démunis ou être quelque'un de bien ne fait pas de vous un véritable chrétien. Le fait d'être membre d'une église, d'assister aux cultes régulièrement et de faire des dons à l'église ne fait pas de vous un chrétien. Un véritable chrétien est un enfant de Dieu par la nouvelle naissance : il est né de Dieu Lui-même. Ce n'est pas l'adoption d'un ensemble de vérités, mais une oeuvre divine qui crée un homme nouveau. " Mais à tous ceux qui l'ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu " (Jean 1 : 12-13). Un véritable chrétien est quelqu'un qui a reçu le pardon complet de ses péchés. En Christ " nous avons la rédemption par son sang, le pardon des fautes selon les richesses de sa grâce " (Éphésiens 1 :7). " Il y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ, qui marchent, non selon la chair, mais selon l'Esprit " (Romains 8 :1). La Bible nous enseigne que nos bonnes oeuvres ne peuvent nous rendre acceptables aux yeux de Dieu. Tite 3:5 dit : " il nous a sauvés, non à cause des oeuvres de justice que nous aurions faites, mai selon sa miséricorde, par le baptême de la régénération et le renouvellement du Saint-Esprit ". Un véritable chrétien est donc une personne née de nouveau en Dieu. Jean 3 :3 Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. Jean 3 : 7 " Ne t'étonne pas que je t'aie dit : il faut que vous naissiez de nouveau. Et Pierre 1 : 23 " puisque vous avez été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la Parole vivante et permanente de Dieu et qui a mis sa foi et sa confiance en Jésus-Christ. Éphésiens 2 : 8 nous dit : " En effet, c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu ". Un véritable chrétien est une personne qui a mis sa foi et sa confiance en la personne et l'oeuvre de Jésus-Christ, notamment en sa mort sur la croix pour nos péchés et en sa résurrection le troisième jour. Jean 1 : 12 nous dit : " Mais à tous ceux qui l'ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés ". Un véritable chrétien se caractérise par son amour pour son prochain et son obéissance à la Parole de Dieu. 1 Jean 2 : 4 à 10 ... v.5  " Mais celui qui garde sa Parole, l'amour de Dieu est véritablement parfait en lui : par là nous savons que nous sommes en lui. 6 Celui qui dit qu'il demeure en lui doit marché aussi comme il a marché lui-même... Un véritable chrétien est un enfant de Dieu, un membre de la véritable famille de Dieu, qui a reçu une nouvelle vie en Jésus-Christ. Le croyant en Jésus est justifié. C'est plus que le pardon. Un être humain peut être pardonné pour un crime mais il reste un criminel devant la loi et la société. Mais Dieu nous a choisis en Christ pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui en amour. Éphésiens 1 : 4 " En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant Lui ". Un jour, il nous présentera irréprochables devant sa gloire, dans l'allégresse. Jude 24 : " Or, à celui qui peut vous préserver de toute chute et vous faire paraître devant sa gloire irrépréhensibles et dans l'allégresse ". Un vrai chrétien est scellé du Saint-Esprit qui habite en lui et produit le fruit de l'Esprit ; il le rend capable de faire mourir les actions de la chair. Tout enfant de Dieu est un membre de l'assemblée, qui est le corps de Christ, son épouse pour laquelle il s'est donné lui-même. Un vrai chrétien est un citoyen du ciel. Il doit se conduire d'une manière conséquente, en attendant le Seigneur qui vient du ciel et " qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu'il a de s'assujettir toutes choses " (Philippiens 3 : 21). En vérité, un vrai chrétien est béni de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ (Éphésiens 1 : 3). Dieu a béni les croyants de toute bénédiction spirituelle. Paul ne déclare pas que Dieu nous bénira, mais qu'il nous a déjà bénis. Dieu nous a bénis en Christ. Toute bénédiction spirituelle nous vient par Christ. C'est uniquement parce que nous sommes e Christ que nous pouvons recevoir ces bénédictions ; si nous ne sommes pas en Christ, nous ne pouvons les obtenir. Être en Christ, c'est avoir accepté Christ comme Seigneur et Sauveur, être uni à Lui par la foi et nous placer sous son autorité. Quelles sont ces bénédictions spirituelles ? Premièrement, Dieu nous a élus. Deuxièmement, Dieu nous a accordé sa grâce en vertu de laquelle nous recevons la rédemption et le pardon des péchés. Troisièmement, Dieu nous a fait connaître le mystère de sa volonté. Quatrièmement, nous avons entendu la Parole de la vérité. Cinquièmement, nous avons été scellés du Saint-Esprit, lequel est le gage de notre héritage. Telles sont nos bénédictions spirituelles dans les lieux célestes, obtenues par la foi en Christ. 

(Source : http://pleinsfeux.org/etre-un-veritable-chretien/)