vendredi 30 mars 2018

Déserteur ou disciple ?

Dès lors, plusieurs de ses disciples se retirèrent, et ils n'allaient plus avec lui.
Jean 6 : 66
 
Supposons que Dieu, par son Esprit ou une parole de l'Écriture, vos révèle ce qu'il attend de vous et que vous perceviez cet appel. Si par la suite vous désertez, vous serez dominé par d'autres manières de voir situées aux antipodes de la pensée du Seigneur. Peut-être dites-vous en pensant à quelqu'un : " Si avec de telles idées il prospère, pourquoi ne serais-je pas comme lui ? " Votre devoir est de marcher à la lumière de la Révélation que Dieu vous a donnée. Vous n'avez pas à vous comparer aux autres, ni surtout à les juger, car c'est leur affaire et celle de Dieu. Quand vous vous apercevez qu'une manière de voir qui vous est chère est en désaccord avec la vision céleste, et que vous hésitez entre les deux, vous voyez se développer  en vous certaines tendances - le sentiment de vos droits et de votre valeur personnelle - choses dont Jésus-Christ n'a rien à faire. Il a toujours considéré cela comme la racine de l'intimité contre lui. " La vie d'un homme ne dépend pas de ses biens, fût-il dans l'abondance ". Si nous ne comprenons pas cela, c'est  que nous n'avons pas réalisé le sens profond de l'enseignement du Seigneur. Nous nous plaisons à regarder en arrière, et à nous remémorer les merveilleuses expériences que nous avons faites. Or, si vous refusez d'obéir à un seul commandement du Nouveau Testament révélé par la lumière de Dieu vous êtes sur la mauvaise pente ; cela prouve que votre conscience n'est plus docile à la vérité. Le moment est venu de vous décider à être un vrai disciple de Jésus-Christ, ou un déserteur.

(Oswald Chambers)

vendredi 23 mars 2018

Où se livre le combat ?

Israël, si tu reviens, si tu reviens à moi, dit l'Éternel... Jérémie 4 : 1

La bataille se perd ou se gagne dans le domaine invisible de ma volonté, et non pas sur la scène du monde. L'Esprit de Dieu s'empare de moi et là, seul avec Dieu, je dois livrer bataille. Tant que je ne l'ai pas fait, je suis sûr d'être vaincu à chaque fois. La bataille peut durer une seule minute, ou une année, cela dépend de moi, non de Dieu. Il faut que je passe résolument par l'enfer du renoncement, en sa présence. Rien n'a de pouvoir sur l'homme qui a combattu et vaincu en présence de Dieu. Si je me dis : " J'attendrai le moment critique, alors je mettrai Dieu à l'épreuve ", je m'apercevrai vite que cela ne peut pas marcher. La question doit être réglée entre Dieu et moi dans le secret de mon coeur, là ou personne ne peut intervenir ; alors je pourrai avancer avec la certitude que la victoire est acquise. Mais si elle est perdue sur ce terrain, la déroute est certaine. La raison de ma défaite, c'est que j'ai voulu gagner d'abord la bataille dans le monde extérieur. Il faut d'abord remporter la victoire devant Dieu. Quand vous avez à aider les autres, poussez-les à faire acte de volonté. C'est par là que commence l'abandon. Parfois - rarement cependant - Dieu nous place dans une situation cruciale. C'est alors que nous sommes mis en demeure de nous décider pour ou contre lui. À partir de ce moment-là, ou bien nous nous enliserons dans une vie chrétienne toujours plus engourdie et inutile, ou bien nous serons toujours plus ardents à faire : Tout pour qu'il règne.

(Oswald Chambers)

vendredi 16 mars 2018

Mort avec Christ

Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d'autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ. Galates 6 : 14

L'évangile de Jésus-Christ m'amène toujours à un acte de volonté. Est-ce que j'accepte le jugement de Dieu sur le péché, tel qu'il se manifeste sur la croix de Christ ? La mort de Jésus a-t-elle pour moi le moindre intérêt ? Est-ce que j'accepte de faire mourir en moi tout penchant au péché, à la vie du monde, à l’égoïsme afin d'être identifié à Jésus au point que je consente à être dépouillé de tout, pour le garder, lui seul ? Le grand privilège que j'ai comme chrétien, c'est de pouvoir m'associer à la croix de Christ et, ainsi, de mourir au péché. Tenez-vous seul en présence de Jésus, et dites-lui ce que vous choisissez : refuser de renoncer au péché, ou accepter, à tout prix, d'être associé à sa mort. Dès que vous avez fait cet acte de foi et accepté l'oeuvre rédemptrice de Jésus sur la croix, vous êtes, de façon surnaturelle, associé à sa mort ; vous vous rendez compte que votre " vieil homme " est crucifié avec Christ. Ce qui vous le prouve, c'est la merveilleuse facilité avec laquelle la vie de Dieu en vous, vous permet d'obéir à la voix de Jésus-Christ. De temps à autre, notre Seigneur nous fait entrevoir ce que nous serions devenus si nous n'étions pas unis à lui. C'est l'illustration de cette parole : " Sans moi, vous ne pouvez rien faire ! " Le fondement de la vie chrétienne est une ardente consécration personnelle au Seigneur Jésus. Nous prenons à tort l'extase que nous avons ressentie lorsque nous sommes entrés, par la nouvelle naissance dans le royaume de Dieu, pour le but que Dieu voulait atteindre. Il veut que nous réalisions pleinement la richesse de notre identification avec Jésus-Christ.

(Oswald Chambers)

dimanche 11 mars 2018

La vie en sacrifice

Celui qui croit en moi, des fleuves d'eau vive couleront de son sein. Jean 7 : 38
 
Jésus ne dit pas : " Celui qui croit en moi fera l'expérience de la plénitude de Dieu ", mais : " Celui qui croit en moi répandra ce qu'il aura reçu ". L'enseignement du Seigneur s'oppose toujours à la recherche de soi-même. Son but n'est pas de perfectionner la nature de l'homme, mais de le transformer pour qu'il soit exactement à son image - de lui donner la nature du Fils de Dieu, qui se donne tout entier. Si nous croyons en Jésus, ce n'est pas ce que nous y gagnons qui compte, mais ce qu'il répand au travers de nous. Dans le domaine spirituel, nous ne pouvons pas mesurer la valeur de notre vie à ses succès. Ce qui importe c'est seulement ce que Dieu répand au travers de nous, et il nous est absolument impossible de le mesurer. Quand Marie de Béthanie brisa le vase de parfum précieux, et en répandit le contenu sur la tête de Jésus, c'était un acte dont personne ne vit la signification. Les disciples protestèrent contre ce gaspillage. Mais Jésus loua Marie pour son geste d'adoration, "partout ou l'Évangile sera prêché, on racontera aussi, en mémoire de cette femme, ce qu'elle a fait". Le Seigneur est transporté de joie quand il voit l'un de nous faire comme Marie : renoncer à tout calcul, et s'abandonner totalement à lui. Dieu a sacrifié la vie de son Fils pour sauver le monde, sommes-nous prêts à donner notre vie pour Lui ? " Celui qui croit en moi, des fleuves d'eau vive couleront de son sein ", c'est dire que des centaines d'autres vies seront ainsi continuellement rafraîchies. Il est  temps maintenant d'abandonner sa propre vie, de renoncer à la soif de satisfaction, de s'offrir en sacrifice. Notre Seigneur demande qui veut consentir pour lui.

(Oswald Chambers)

samedi 3 mars 2018

Comment le Père nous attire

Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire. Jean 6 : 44
 
Quand Dieu m'attire à lui, la question qui se pose à moi aussitôt est celle-ci : Vais-je répondre à la révélation que Dieu me donne ; Vais-je aller à Lui ? Mais en pareille matière toute discussion est déplacée. Quand Dieu vous parle, n'en discutez avec personne. Croire n'est pas une démarche intellectuelle ; croire est un acte personnel par lequel je m'engage délibérément. Suis-je prêt à me décharger complètement sur Dieu, et à m'abandonner à lui pour faire ce qu'il me demande ? Si oui, je découvrirai que je suis sur le roc de la Réalité, aussi ferme que le trône-même de Dieu. En prêchant l'Évangile, faites toujours appel à la volonté. La foi doit être la volonté de croire. Croire, c'est abandonner sa volonté à Dieu, et non céder à une puissance de persuasion. Je me jette à l'eau, abandonnant toute confiance en ma propre expérience, me confiant uniquement en Dieu, et le prenant au mot. Le malheur est que je me fie beaucoup plus à mon intelligence qu'à Dieu. Dans le domaine des sentiments, il faut que je marche à tâtons, sans rien voir ni sentir. Je dois faire triompher en moi la volonté de croire, et cela ne peut se faire que par un violent effort de ma part, pour me séparer de mes anciennes convictions, et m'accrocher à Dieu. L'homme est fait pour aller beaucoup plus loin qu'il ne peut le concevoir lui-même. C'est Dieu qui m'attire à lui, et ma relation avec lui est personnelle et non intellectuelle. C'est grâce à l'action miraculeuse de Dieu qui vient au secours de ma volonté de croire, que les choses s'éclairent peu à peu, et je suis émerveillé du résultat.

(Oswald Chambers)